numéro 76-77 Subjectivités de classe

Peut-on parler de subjectivités de classe ?

Sommaire

« Convocation des ‘subjectivités’ et destitution des sujets historiques »

« La caractérisation des classes chez Sismondi »

« De l’ ‘objectivité’ du peuple. Données d’enquête»

« De l’objectif au subjectif. représentations syndicales»

« De la conscience de classe à l’invocation des ‘subjectivités’ anomiques »

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Le lieu politique. Constitution et déconstitution

image002Centre de Sociologie Historique
Nouvelle parution
Hélène Desbrousses
Le lieu politique. Constitution et déconstitution
300 pages. 14 x 21 cm. 21 €
ISBN : 978-2-901847-12-0
Parution : mai 2015

Les grandes interrogations sur la politique, la Cité, la République, ne se posent le plus souvent qu’au cours de périodes où les réalités auxquelles ces notions sont communément référées sont en voie de délitement. Il en était ainsi dans l’Antiquité, comme en attestent, parmi d’autres, les préoccupations qui se font jour dans les écrits de Démosthène, Aristote, Cicéron. C’est aussi, en substance, ce qu’énonçait il y a plus de quinze siècles, Augustin, lorsque, dans une formule ramassée, se fondant sur la définition cicéronienne de la respublica, il confrontait celle-ci à sa réalité :

La république n’est plus puisqu’elle a cessé d’être la chose du peuple.
Nous n’avons plus que le nom de république dont la réalité est dès longtemps perdue.

Dans des circonstances où paraissent, une nouvelle fois, se défaire des institutions humainement construites, politique, république ou nation, il importe de savoir si l’usage de ces mots recouvre des réalités vivaces ou en voie de déconstitution. Il convient pour cela de « savoir à quoi on a affaire », de quels objets on parle, c’est là l’ambition de cet essai. Il ne s’agit pas pour autant de forger de toutes pièces des concepts inédits et vides, mais plutôt de travailler à penser la politique et ses lieux de réalisation, non en tant qu’idées, mais en tant que “choses”, réalités concrètes, faisant retour aux réflexions de ceux qui se sont attachés à les concevoir dans leurs processus de constitution.

S’interrogeant sur les hésitations et ambivalences qui se font jour quant à la définition de l’objet politique depuis plus d’un demi siècle, l’auteur travaille à conceptualiser la “chose” politique dans sa relation avec ses cadres de réalisation : les lieux politiques — Cité, royaume, nation, république. Privilégiant une approche transdisciplinaire, les apports de la philosophie politique classique sont pleinement sollicités, sans négliger des apports plus récents, et parmi eux les contributions de Marx, sinon des marxistes, à la théorie politique.

Docteur d’État en science politique, l’auteur a été chercheur au CNRS jusqu’en 2004.

 

 

Le Centre de Sociologie Historique

Le Centre de Sociologie Historique, association régie par la loi de 1901, a été créé en 1974. Son objectif : favoriser le développement de travaux d’analyse sur la société, dans une perspective socio-historique. Pour concourir à la réalisation de cet objectif, diverses approches sont combinées : analyse de divers aspects de la réalité sociale (économiques, politiques, “idéologiques”) et de leurs relations. Les contributions sollicitées sont de nature diversifiée : documentation statistique, matériaux d’enquête (portant notamment sur le mouvement social et les représentations des différentes classes sociales), étude critique de notions ou de théories, discussions, polémique.

Le Centre de Sociologie Historique regroupe des chercheurs, professionnels ou non, insérés dans divers milieux socio-économiques.
Pour une majorité de membres de l’association, le marxisme constitue un apport théorique et de méthode, pouvant servir à orienter le travail d’analyse, sans s’y substituer. D’autres apports théoriques ne sont pas pour autant négligés. Il convient de préciser qu’il n’est nullement nécessaire d’avoir une formation marxiste ou de se réclamer de Marx, pour participer aux travaux du Centre.

Des enquêtes, des séminaires, des sessions annuelles, des groupes et journées d’étude, sont mis en œuvre dans le cadre du Centre de Sociologie Historique, activités publiques, largement ouvertes aux personnes extérieures à l’association. De telles activités sont organisées dans la région parisienne, lilloise, lyonnaise, notamment. Des correspondants de l’association peuvent en outre être contactés dans un certain nombre de départements (dont Charente, Gard, Gironde, Loiret, Meurthe et Moselle, Nord).
L’association publie des ouvrages, brochures et une revue Cahiers pour l’Analyse concrète.

Enquêtes : Une enquête permanente est menée auprès de populations de référence appartenant à différents groupes sociaux. L’enquête porte sur les représentations de l’univers socio-politique (comment est perçue la situation historique et ses perspectives), sur des notions telles que nation, État, socialisme, capitalisme, travail, entreprise, Europe, etc.
Séminaires et journées d’études : Depuis 1987, les séminaires ont porté sur des questions telles que : Nation et formes d’État, Notions pour l’analyse, Souveraineté et légitimité, Communauté ou société, De l’économie à la politique : le thème des classes sociales. Le séminaire actuel porte sur Reproduction et/ou transformations sociales dans la pensée politique au XIXe siècle. Une journée d’étude, à l’occasion de la commémoration du cent-cinquantenaire de la révolution de 1848, a été consacrée à ce thème en juin 1998.

Sessions : Inaugurées en 1985, ces sessions, d’une durée de deux à trois jours, sont centrées sur l’analyse de textes d’auteurs tels que Bodin, Turgot, Rousseau, Marx, Blanqui… Thèmes abordés : Méthode de l’économie politique ; Production, échange, répartition ; Problème de l’organisation politique en perspective historique ; Autour du Capital ; Problèmes économiques du socialisme, etc.

Pour toute information sur les activités de l’association, on peut s’adresser à son secrétariat : Centre de Sociologie Historique, B.P. 12, 03120 Lapalisse.

Cahiers pour l’analyse concrète

CAC 72_73 JPG    n°72-73 Où en est l’analyse des classes ?

Dans la conjoncture actuelle, le plus souvent pour des motifs tenant aux échéances électorales, on note une réapparition sporadique de préoccupations relatives à la question des classes, le souci d’analyse n’y prévaut pas toujours. Les interrogations sont aussi portées sur la nature du “peuple”, sur les classes populaires, ne serait-ce que pour déplorer leur propension à s’égarer en matière politique, conduisant à envisager les mesures propres à une rééducation de leur “conscience”. Lorsqu’on ne met pas en doute l’existence même des classes, la règle la plus couramment suivie est de se centrer sur les représentations que l’on s’en fait, ou qu’elles sont supposées se faire d’elles-mêmes, ce qui revient à leur dénier toute réalité objective.

Dossier I : De l’analyse des classes à la captation de clientèles électorales. La classe ouvrière en déshérence

Dossier II : Déconstitution de la société et processus de déclassement. La sacralisation des bas-fonds

Dossier III : Faire retour aux fondements de l’analyse des classes

Collection Cahiers pour l’analyse concrète 72-73, co-édition Inclinaison.   ISBN 978-2-916942-39-1

2014, 14 x 21 cm, 202 pages, 15 €